Montrez où s’effectue le remplissage du liquide de refroidissement pour l’examen

17 février 2026

Lors de l’épreuve de vérifications extérieures du permis de conduire, l’une des questions classiques concerne le liquide de refroidissement. L’objectif n’est pas d’effectuer un plein ou une réparation, mais de montrer avec assurance que vous savez repérer le vase d’expansion et contrôler rapidement le niveau. Cet article explique où se situe généralement ce bocal, comment le reconnaître, ce qu’il faut dire et surtout quelles précautions respecter pour éviter tout danger.

Où se trouve le vase d’expansion et comment le reconnaître

Le vase d’expansion est un petit réservoir en plastique translucide relié par une durite au circuit de refroidissement. Il porte des repères MIN et MAX qui indiquent le niveau de liquide. Sur de nombreux véhicules récents, le bocal est situé en évidence dans le compartiment moteur et facilement accessible sans outils. Pour le repérer, suivez simplement la grande durite qui part du radiateur : elle mène généralement au réservoir.

  • Citadines : souvent en haut à droite du compartiment moteur.
  • Berlines compactes : fréquemment en haut à gauche ou près du radiateur.
  • SUV et utilitaires : peuvent l’avoir près du pare‑feu ou plus central.
  • Si le bocal est coloré, on le reconnaît également à son bouchon plastique généralement marqué d’un symbole de thermomètre.

Ce qu’il faut montrer à l’examinateur

Le geste attendu est simple : ouvrir le capot, pointer le vase d’expansion, indiquer visuellement les repères MIN et MAX et dire si le niveau est correct ou non. Il est important de ne pas toucher ni ouvrir le bouchon si le moteur est chaud. Un commentaire court et clair suffit, par exemple :

« Voici le vase d’expansion du liquide de refroidissement, le niveau doit se situer entre les repères MIN et MAJe ne l’ouvrirai pas car le moteur peut être chaud. »

Sécurité : les règles à respecter

La sécurité prime. Ne pas ouvrir le bouchon du circuit de refroidissement sur un moteur chaud : la pression peut projeter du liquide bouillant et causer de graves brûlures. Attendez que le moteur soit complètement refroidi avant toute manipulation. En cas de doute, signalez à l’examinateur que vous ne procédez pas à l’appoint pour des raisons de sécurité.

Autres points de sécurité :

  • Évitez d’ajouter du liquide si vous ne connaissez pas le type recommandé par le constructeur.
  • Portez des gants si vous devez manipuler le liquide pour des raisons mécaniques hors examen.
  • En cas de fuite apparente ou d’odeur de liquide chaud, ne redémarrez pas le moteur : faites remorquer ou consultez un professionnel.

Types de liquide de refroidissement et règles de compatibilité

Il existe plusieurs formulations de liquide de refroidissement (antigel) : les types se différencient par leur composition et leur durée de vie (G11, G12, etc.). Les couleurs courantes sont le vert, le bleu, le rose/rouge/orange, mais la couleur seule ne garantit pas la compatibilité. Le meilleur réflexe est de consulter le manuel constructeur ou l’étiquette sous le capot.

Types courants et règles de mélange
Type Couleur fréquente Règle
G12 / G12++ Rose / rouge / orange Antigel moderne longue durée : ne pas mélanger avec G11 sans vérification.
G11 Vert / bleu Formulation ancienne : compatibilité limitée, suivre recommandations constructeur.
Prêt à l’emploi Variable Se présente déjà dosé ; utiliser tel quel selon le type indiqué.

Que faire si le niveau est bas

Si le niveau apparaît bas (sous MIN) lors de la vérification, informez-en l’examinateur et dites que vous ferez l’appoint moteur froid ou que vous consulterez le manuel. En pratique, si le véhicule est à l’arrêt et froid, vous pouvez ajouter un liquide du type recommandé. Si vous ne connaissez pas le type, mieux vaut appeler un professionnel plutôt que de risquer un mélange incompatible.

Signes d’alerte nécessitant une visite en garage :

  • Perte de liquide régulière (fuite visible sous la voiture).
  • Couleur du liquide très sombre, boueuse ou présence d’huile (risque de joint de culasse).
  • Surchauffe fréquente du moteur, fumée blanche à l’échappement ou niveau qui baisse rapidement.

Conseils pratiques avant l’examen

Avant l’épreuve, repérez l’emplacement du bocal sur le véhicule que vous utiliserez. Entraînez-vous à la phrase courte et au geste : cela donne une impression de calme et de préparation à l’examinateur. Ne multipliez pas les explications techniques : une phrase claire, un pointage net et la mention d’une précaution (moteur chaud) suffisent.

Exemples de courtes phrases à utiliser :

  • « Voici le vase d’expansion, niveau entre MIN et MAX. »
  • « Le niveau est bas, j’effectuerai l’appoint moteur froid et avec le liquide recommandé. »
  • « Je ne ouvre pas le bouchon car le moteur peut être chaud. »

Montrer le vase d’expansion du liquide de refroidissement est une vérification simple mais importante. Repérez-le avant l’épreuve, apprenez à identifier les repères MIN et MAX, respectez la consigne de sécurité de ne pas ouvrir le circuit sur un moteur chaud, et soyez bref et assuré dans votre présentation. Ces petites attentions montrent à l’examinateur que vous connaissez les bases de la sécurité et de l’entretien courant d’un véhicule.

Réponses aux interrogations

Où s’effectue le remplissage de liquide de refroidissement ?

Souvent, on croit que le remplissage se fait au vase d’expansion, mais le vrai geste s’effectue par l’orifice du radiateur, celui avec un bouchon métalique qui fait peur quand le moteur est chaud. J’ai appris la leçon par une vapeur et un silence gêné sur l’autoroute. Verser doucement, laisser les bulles remonter, c’est pas glamour mais efficace. La voiture doit rester droite, les quatre roues au sol à plat, sinon l’air reste prisonnier. Astuce, ouvrir lentement, attendre, refaire le niveau, et noter la couleur du liquide pour la prochaine fois. Un coup d’œil au bouchon et c’est gagné, sans stress.

Puis-je ajouter moi-même du liquide de refroidissement ?

On se dit souvent qu’un mélange de liquides fera l’affaire, malheureusement ce n’est pas toujours vrai. La règle simple, garder la même couleur et idealement le même type, sinon risque de précipitation, dégradation ou perte d’efficacité. J’ai déjà bricolé avec deux bidons différents, résultat, un dépôt brun et des sueurs froides au garage. Si c’est une urgence, remplir avec du liquide de la même couleur ou de l’eau distillée à court terme, puis passer chez un pro. Et surtout, garder l’étiquette du produit, ça sauve des discussions et des erreurs plus tard. Mieux vaut prévenir que réparer, parole de mécano.

Quels sont les signes d’un manque de liquide de refroidissement ?

Le tableau de bord donne souvent l’alerte avant la panique, la jauge monte et le voyant chauffe s’affole, un signe clair d’un niveau bas. La voiture peut paniquer elle aussi, vapeur sous le capot, odeur de chaud, chauffage qui devient aussi inefficace qu’un radiateur débranché. Parfois c’est plus sournois, baisse progressive et petites fuites invisibles, ou thermostat qui fait des siennes. J’ai vu une Clio bouillir tranquille sur une nationale, heureusement arrêtée à temps. En pratique, vérifier le niveau moteur froid, repérer toute trace au sol, et agir vite pour éviter la casse. Un contrôle rapide sauve souvent le portefeuille.

Quand est-il nécessaire d’ajouter du liquide de refroidissement ?

Ajouter du liquide, c’est pas une séance de speed, c’est plutôt minutieux. L’appoint se fait moteur froid, point. Si le moteur est chaud, patienter au moins dix minutes pour éviter le jet de vapeur ou la brûlure, puis dévisser doucement le bouchon pour laisser la pression partir. J’ai appris à la dure après un bouchon retiré trop vite et une frayeur qui change la couleur du café du matin. Note pratique, garder toujours un bidon dans le coffre en dépannage, et noter la fréquence des appoints pour repérer une fuite cachée. En cas de doute, faire vérifier au garage proche.